Vendredi 10 Septembre 2010

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HISTOIRE : Près de 900 ans de tradition hospitalière ruthénoise

EN BREF
Première fondation en 1170
Treize hôpitaux à Rodez au XIVème siècle
L’impulsion de la domination Combarel en 1871
La montée en puissance de l’hôpital au XXème siècle
Un rapport conclut à la nécessité d’un nouvel hôpital dès 1978


La ville de Rodez a une longue tradition hospitalière. La plus ancienne des fondations hospitalières remonte à 1170 quand l’évêque Huges fonda l’hôpital Notre Dame du Pas. Les Comtes de Rodez contribuèrent également beaucoup à la dotation de l’hôpital qui disposait de 18 lits et organisait des distributions mensuelles de tourtes de seigle aux indigents.
Fondé à peu près à la même époque l’hôpital Sainte Marte ou hôpital des Passants accueillait « avec humanité et charité » les pauvres passants pour de court séjours.
L’hôpital Saint Jacques, plus connu sous le nom d’Hôtel-Dieu, fondé en 1346 par le prêtre Bruguier Barrat, disposait de 12 lits et pouvait accueillir quelques deux mille pèlerins. Cet hôpital reçut en 1662 une donation du chanoine d’Astuy à la condition expresse que cet hôpital ne soit pas réuni à tout autre… condition qui fut respectée lors de l’institution de l’hôpital général de Rodez en 1696 !
Au XIVème siècle, la ville de Rodez comptait ainsi treize hôpitaux.

Louis XIV entreprit de réorganiser l’administration hospitalière et ordonna la création d’hôpitaux généraux réunissant les établissements divers de soins et d’accueil des pèlerins et vagabonds.
En avril 1696, Sainte-Marthe, Notre Dame du Pas et Sainte Croix étaient regroupés, pour n’en faire qu’un.
En 1765, le recensement des pensionnaires faisait état de 30 personnes « désorientés », de 20 malades épileptiques, de 160 infirmières, de 200 orphelins et de 122 indigents, soit 532 pensionnaires.
La Révolution mit à mal l’ancien système hospitalier, appuyé sur l’administration royale et les ressources des ordres religieux.

Ce n’est qu’au cours du XIXème siècle que, l’ordre et la confiance revenant, l’hôpital de Rodez connut un nouvel essor.
En 1871, à sa mort, Denis Combarel légua 300 000 francs-or à l’hôpital, en s’exprimant ainsi : « Que pourrais-je faire d’autre de ma fortune que de l’affecter au soulagement de tant de misères ? ». Mettant à profit cette manne, bien des améliorations furent alors apportées aux bâtiments donnant sur l’actuelle rue Combarel.
Au XXème siècle, apparurent les pavillons actuels : « Raynaldy » en 1932, destiné au service de chirurgie ; le pavillon de l’enfance baptisé « Jean Moulin » en 1947, et la maternité « Georges Subervie » en 1958. En 1934 fut créée l’Ecole d’infirmières.

Au début des années 1970 un projet de construction d’un nouvel hôpital au lieu-dit « Bourran » fut élaboré, puis abandonné.
En 1978, grâce à une subvention ministérielle, le Conseil d’administration fait édifier le bâtiment « V120 ». Un rapport de l’IGAS notait à cette époque que « la modernisation de l’hôpital à partir des Bâtiments actuels, est irréalisable, sauf à y dépenser des sommes fabuleuses ». L’établissement ne comptait alors que douze médecins et 526 agents.

En 1980, la clinique des Peyrières fait faillite. L’hôpital rachète l’immeuble de la clinique, intègre les personnels, et augmente sa capacité de 212 lits. Un tournant majeur s’amorce : sont aménagés tour à tour la maternité, la maison de retraite Saint Jacques. En 1984, le Bâtiment de chirurgie est construit, puis apparaissent des activités nouvelles : la néonatalogie, la régulation médicale, l’anatomopathologie, la rhumatologie, la cancérologie avec l’installation d’un accélérateur de particules, la cardiologie, la médecine nucléaire, l’IRM et la gamma caméra. Ce sont aussi les premiers temps de la télé-médecine.

Faute d’hôpital neuf sur le plateau de Bourran, l’aménagement de la fin du XXème siècle ont ainsi permis de moderniser les structures de l’hôpital et de les adapter à la médecine contemporaine.

Jusqu’à ce que renaisse avec le nouveau siècle le projet de construction d’un nouvel hôpital.


 

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