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L'HISTOIRE DE BOURRAN .... DEPUIS LOIN...... SAVEZ VOUS QUE...... |
XIII° SIECLE
Au début du XIII° siècle, la famille de Scoraille, ancienne et illustre Maison, s’établit à Bourran. Elle y restera cinq siècles.
Voilà un bref résumé de cinq siècles d'histoire, qui a été fait l'objet de longues et passionnantes recherches aux archives départementales de RODEZ, pendant trois ans par un retraité passionné d'histoire, nommé Gérard Astorg.
Nous le remercions vivement pour cet immense travail et l'assurons que grâce à la qualité de ces récits, beaucoup d'entre nous vont aimer et comprendre l'histoire de France, mais aussi et surtout l'histoire d'un petit bout de terre sur lequel on se sent bien aujourd'hui.
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Avant 1212 : Algayette de Scoraille épouse Henri 1er, comte de Rodez (Doc. Hist. III p.67). Elle est chantée par le troubadour Hugues Brunet qui fréquente les cours du Sud de la France (Mém. Pour servir t.I p.122 et 315).
1274 : Géraud de Scoraille, partisan du comte contre l’évêque, met le feu à des maisons de la Cité (Mémoire t.I p.324).
1288 : Guillaume de Scoraille et Bernade de Salles, rendent hommage à Hugues, comte de Rodez pour le château de Bourran dont la présence est ainsi attestée.
XIV° SIECLE
1324 : Lors de l’entrée à Rodez du nouvel évêque, Pierre de Castelnau, le Seigneur de Bourran use de son curieux privilège (Lettres sur l’histoire de Rodez p.225 et s.). Il consiste à saisir la bride du cheval de tout nouvel évêque pour lui faire franchir les limites de la ville. Le seigneur de Bourran a ensuite le droit de s’approprier la monture ainsi que les victuailles, plats, orfèvreries, ... du repas qui suit. Ce privilège perdurera une bonne partie du Moyen Age.
1399 : Transaction sur ce droit transformé en versement d’argent (Mém. p.258-260) cependant le Seigneur de Bourran s’approprie toujours le cheval lors de l’entrée de Georges d’Armagnac en 1530 (Mon vieux Rodez p.117).
XV° SIECLE
1418 : Amalric de Bourran rend hommages au comte de Rodez pour ces terres. Guillaume III fait de même en 1468.
XVI° SIECLE
1514 : Le château de Bourran apparaît sous forme de croquis sur un plan de Rodez établi pour la construction de la Chartreuse (Arch. Dép. de l’Aveyron).
1563 (ou peu avant 1590) : Guerre de religion. Deux cadavres sont retrouvés liés à un arbre au dessus du château de Bourran (Al canton, Rodez ouest, p.63 et Mémoires p.584).
1590 : Guerre de religion. Le seigneur de Bourran (François II de Scoraille) participe au siège de Rieupeyroux. Il est présent lors de l’attaque de Rodez par Mgr Corneillan et en 1596, il assiste à l’entrée du maréchal de Matignon à Rodez (Livre de raison de R. Austruy art. 137, 145, 180).
XVII° SIECLE
1658 : Henri de Scoraille et son fils assassinent Louis des Ondes. Condamnés à mort, ils seront graciés par Louis XIV (Doc. Hist. IV, p.465).
1678 : Marie Angélique de Scoraille, plus connue sous le nom de Duchesse de Fontanges, devient la favorite de Louis XIV. Elle est née en Auvergne (Cantal) à dix kilomètres de Mur de Barrez. Cette cousine de la branche des Scoraille de Roussille, va supplanter la Montespan pendant trois ans avant de connaître une mort cruelle à l’âge de vingt ans.
XVIII° SIECLE
1712 : Bourran passe à Pierre De La Panouse par son mariage avec Marie-Anne de Scoraille (Arch. De Vezins III, p.54)
Vers 1750 Veuve, elle épouse Antoine de Lévézou, comte de Vezins (Arch. De Vezins III, p.511)
1756 : Domaine, château et moulin sont vendus à Antoine Carcenac marchand de Rodez.
1781 : Sur un plan de Bourran figurent le château et les écuries (qui vont devenir la maison de maître de la ferme). (Arch. Dép. de l’Aveyron)
XIX° SIECLE
1814 : Les chevaliers de la Foi (Société secrète ultra-royaliste et catholique) veulent chasser Napoléon et restaurer la monarchie. Ils décident d’attaquer la Préfecture de Rodez et viennent jusqu’au bois de Bourran puis rebroussent chemin. (Rev. Du R. 1951).
1817 : affaire Fualdès. Puel de Parlan habite la ferme de Bourran. Il aurait hébergé Louis Bancalis de Pruines (un des suspects potentiels qui ne sera pourtant jamais interrogé) dans la nuit de l’assassinat du Procureur Fualdès. (Rev. Du R. 1989).
1834 : Suite au décès de François Bernard Carcenac, le château et les terres sont achetés par l’Evêché pour construire à son emplacement le Petit Séminaire de Saint Pierre.
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