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C'ETAIT BOURRAN ... |
AU fil des ans, l'activité a évolué. Les fermes ont peu à peu cédé le pas, vers l'ouest, au lotissement. d'autre habitants sont venus bâtir leur pavillon dans les prés, sur la crête. Mais Bourran est resté campagnard jusqu'au bout des potagers. Le Temps semble y être paisible entre les haies ou à l'ombre des gros chênes. C'est pour aujourd'hui. Samedi, tout un programme a permis de célébrer l'événement. Les grosses machines d'affairent auour des dernières mottes de terre. On plante des piquets dans les champs. On jalonne un avenir que Rodez veut se construire au bout du viaduc.
Et Bourran dit déjà : c'était.
C'était les fermes qui donnaient le lait chaud du matin à la ville qui s'éveillait, puis les poules qui allaient chercher la liberté sur le boulevard et les ronds -points, les vaches qui ruminaient tendrement.
On allait vendre le lait à Rodez, d'un coup de voiture à cheval, jusqu'en 1980, pour les derniers, hier à peine. A cette époque, Rodez n'était qu'un gros vilage que l'on touchait des yeux.
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AU fil des ans, l'activité a évolué. Les fermes ont peu à peu cédé le pas, vers l'ouest, au lotissement. d'autre habitants sont venus bâtir leur pavillon dans les prés, sur la crête. Mais Bourran est resté campagnard jusqu'au bout des potagers. Le Temps semble y être paisible entre les haies ou à l'ombre des gros chênes. |
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